samedi, 22 septembre 2007
Compte-rendu - Journée de réflexion francilienne
par Yvan Lubraneski
Nous remercions les camarades qui sont venus, nombreux, assister à cette journée du 22 Septembre. La table ronde du matin, avec Clémentine Autain (app. communiste), Laurent Baumel (PS - Socialisme et Démocratie), et Pascal Cherki (PS - Pour un Nouveau Parti Socialiste), a introduit les débats de façon très intéressante et lucide. Par exemple : quelle est la cible des politiques que nous voulons développer ? Par "classe ouvrière" ne vaut-il pas mieux entendre aujourd'hui, plus largement, celles et ceux dont la survie financière ou l'émancipation ne tiennent qu'à la place qu'ils occupent dans le monde du travail ? Pouvons-nous porter un projet qui rassemble les entreprises assurant une redistribution des richesses, prioritairement, en direction de l'investissement et du travail, les artisans et très petites entreprises, les salariés de tous secteurs économiques (primaire, secondaire, tertiaire) ? Quelles politiques élaborer pour sortir du néo-capitalisme financier ? La gauche peut-elle gagner en France en 2012 sans un programme et un candidat communs ? Les divergences à gauche ne doivent pas cacher les convergences. Le travail sur un "pot commun" idéologique est nécessaire de toute urgence.
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Les trois ateliers de l'après-midi ont permis d'aborder plus en détail les questions de la redistribution des richesses, de la place de l'individu dans la société, et du fonctionnement interne d'un grand parti de la gauche. Et ces questions sont liées, bien sûr.
[Illustration : les politiques fiscales ou sociales réservées exclusivement à une catégorie d'individus.
redistribution des richesses... comment intéresser les citoyens à un projet solidaire commun en privant, sous prétexte d'économies, une partie d'entre eux de certains dispositifs sociaux et fiscaux ? La gauche a sa part de responsabilité dans ces 25 dernières années. En mettant en place des critères subjectifs et inopérants au lieu de principes universels, on ébranle le pacte républicain. Il faut bien réfléchir, donc, au moment de la mise en place de politiques fiscales ou sociales, et ce n'est parfois seulement qu'une question de méthode ! A contrario, on organise la stigmatisation de zones géographiques (zones franches, ZEP...), d'individus (les RMIstes, les chômeurs, les bénéficiaires de la CMU...). La justice sociale ne résiderait-elle pas dans une application progressive des prélèvements obligatoires, et une redistribution progressive et adaptée des aides de l'Etat ?
l'individu dans la société... l'individualisme se nourrit aussi de l'exclusion des uns ou des autres d'un projet collectif de société. Les principes de solidarité éclatent en revendications contre "l'assistanat".
le fonctionnement du PS... Et l'élu de déroger sans cesse, en se donnant des droits qui n'appartiennent qu'à lui. Un fonctionnaire ne peut cumuler sa fonction avec un autre emploi. L'élu peut infiniment cumuler mandats et représentations diverses, ouvrant droit à chaque fois à un régime indemnitaire et des avantages en nature.]
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Clôture de cette journée par Guillaume Balas (mandataire régional), qui nous a conviés au rendez-vous national de Toulouse-Labège les 12-13-14 Octobre et Benoît Hamon, qui a repris les thèmes de réflexion abordés en ateliers et en plénière, proclamant, entre autres un "back to basics" qui "n'a rien d'archaïque dès lors que moderne veut dire un peu plus à droite dans la bouche de certains", et a notamment appelé à une union pour 2012 de toutes les gauches qui voudront bien gouverner ensemble, après avoir tranché sur leurs divisions internes pour en extraire l'essence : claire et identifiable par les français et mettant au coeur de son programme, cette fois, et de ses actions, aussi, la question sociale.
écouter l'intervention de Benoît Hamon :
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