lundi, 30 juin 2008
A la Sorbonne, Reconquêtes avec plus de 1000 personnes
PARIS, 28 juin 2008 (AFP) - Benoit Hamon et Henri Emmanuelli ont appelé, samedi à la Sorbonne, au “rassemblement” de la gauche pour mener d’ici à 2012 “le combat” contre “tout le travail de casse du modèle social et des libertés mis en oeuvre par la droite” et pour “la reconquête du pouvoir”.
Dans un amphithéatre comble, les deux chefs de file du Nouveau parti socialiste (NPS) ont présenté leur contribution au prochain Congrès du PS pour “reprendre le terrain abandonné à la droite, et revenir sur le cycle le plus important, depuis longtemps, de régression sociale et démocratique”, selon Benoit Hamon. Citant la réduction du temps de travail, les retraites, le droit de grève, la rétention de sûreté, la “mise au pas des médias” et le retour dans le commandement intégré de l’OTAN “sans débat parlementaire”, le jeune eurodéputé a fustigé la politique de Nicolas Sarkozy. “Il est temps que nous replacions notre combat à l’échelle de la reconquête des esprits, des coeurs, et sans doute des consciences des Français”, a-t-il lancé. Et d’avertir qu’au Congrès de Reims, le NPS n’entend pas “se contenter de témoigner, de figurer” mais veut “bien au contraire essayer de s’inscrire dans une démarche de reconquête du pouvoir”. “L’objectif n’est pas d’être à l’aile gauche du parti socialiste, l’objectif c’est que le parti socialiste reste un parti de gauche”, a déclaré M. Emmanuelli lors de cette réunion publique à laquelle participaient Laurent Fabius, Marylise Lebranchu et le politologue Emmanuel Todd. “Il faut dès ce Congrès changer de majorité, pour pouvoir construire l’alternative à cette ligne qui nous a fait échouer” à trois élections présidentielles, a ajouté M. Hamon, car c’est à Reims “que se joueront les conditions du retour de la gauche au pouvoir”.
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mardi, 25 mars 2008
Municipales : les électeurs veulent une gauche de gauche
Tribune parue dans Le Monde daté du 26 Mars 2008 irer les leçons d’une consultation électorale est un devoir primordial pour une formation politique, a fortiori pour le Parti socialiste qui a été l’acteur majeur de la victoire de la gauche dimanche 16 mars.
La première leçon est simple. Elle se lit dans la sécheresse des résultats : la droite a subi une déroute lors de ces élections municipales. Les 58 villes de plus de 20 000 habitants conquises par la gauche traduisent l’ampleur de cette défaite. Il peut sembler banal de l’affirmer mais cela est nécessaire tant l’impudence, voire l’autisme des ministres et des dirigeants de l’UMP sur les plateaux de télévision confinait au déni de réalité. Le nombre de villes conquises donne une dimension incontestablement nationale à cette défaite.
La seconde leçon concerne le "rôle central" que prétendait exercer le MoDem au centre de notre échiquier politique. A force de vouloir être partout à la fois, le MoDem n’a fini nulle part. La plupart du temps il est resté dans le giron de ses alliés traditionnels de droite, sans lesquels il n’aurait pas conservé le peu de municipalités dont les électrices et les électeurs lui concèdent encore la gestion. En entendant François Bayrou, au soir du premier tour, appeler en vain les électeurs palois à faire barrage aux "socialo-communistes", il nous revenait en mémoire cette définition que François Mitterrand donnait du centre dont il affirmait, non sans humour, qu’il n’était "ni de gauche ni de gauche".
A contresens de l'histoire
Nous serions donc bien avisés de stopper rapidement une inutile et grotesque "danse du centre" et de laisser François Bayrou à sa stratégie électorale narcissique. Le scrutin municipal a eu cette vertu de démontrer l’absence d’efficacité électorale de l’alliance avec le MoDem, ce qui ne signifie pas qu’il faille renoncer à parler à ses électeurs. Si le MoDem décide de rejoindre le camp de la gauche et ses valeurs progressistes, il sera le bienvenu. Cette décision lui appartient, mais n’appartient qu’à lui. En attendant, nous avons mieux à faire.
Ce que nous avons à faire, et cela sera notre troisième et dernière leçon provisoire, est de constater le glissement à gauche de notre électorat. Partout où la gauche était rassemblée, elle réalise de très bons scores. Quand elle était divisée de notre fait, alors communistes, écologistes ou extrême gauche réalisaient des scores qu’il serait absurde d’ignorer. Finalement nous sommes dans une figure classique de notre vie politique accompagnée d’une donnée nouvelle.
La figure classique est celle de la bipolarisation entre la gauche et la droite. Une bipolarisation dont nous n’hésitons pas à affirmer qu’elle est saine pour notre démocratie, qui a besoin d’options différenciées et de confrontations d’idées et de projets.
La nouveauté est celle d’une radicalisation d’une partie de notre électorat qui s’explique aisément par l’inquiétude croissante devant la dégradation des conditions de vie des classes populaires et, phénomène nouveau, des classes moyennes. Les socialistes risqueraient de passer à côté de l’essentiel s’ils ne tiraient pas rapidement les conséquences qui s’imposent de ce message adressé par les Françaises et les Français. Un message qui risque de s’amplifier tant les perspectives économiques mondiales sont inquiétantes. La crise de très grande ampleur que traverse le système financier international, et qui menace désormais d’entraîner l’économie mondiale dans la spirale de la récession, marque assurément la fin des illusions de la globalisation financière et de la libéralisation effrénée du commerce international.
Alors qu’aux Etats-Unis, en Angleterre et, demain, en France et en Europe les dirigeants seront soumis à la nécessité de prendre des mesures radicales de sauvetage du système bancaire et de se tourner vers des formes nouvelles de régulation publique de l’économie, il serait paradoxal que la gauche française, en quête d’une illusoire modernité, "mue" à contresens de l’histoire.
Nous assistons à la fin de la domination culturelle du libéralisme et du capitalisme financier. Cela constitue une opportunité sans précédent de faire avancer nos idées progressistes. C’est ce à quoi nous invitons le Parti socialiste et ce à quoi nous consacrerons notre énergie dans les semaines et les mois à venir, avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent.
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vendredi, 18 janvier 2008
La lettre - Janvier 2008
L’année qui s’engage s’annonce importante pour la gauche et le parti socialiste. Elections municipales, opposition plus que jamais nécessaire et audible face à la politique de Nicolas Sarkozy, présidence française de l’Union Européenne, ratification du mini traité européen, congrès de notre famille politique, autant de rendez-vous à l'occasion desquels les femmes et les hommes de gauche attendent de nous que nous portions leurs espérances et retrouvions le sens du collectif.
La première chose que nous devons faire pour être à la hauteur de ces attentes est de remettre les choses à l’endroit.
Nous n’acceptons pas le monde tel qu’il est à nos yeux.
Le président de la république peut gesticuler, multiplier les annonces, rien ne doit faire oublier que de plus en plus de Français souffrent de la politique qui est menée par l’actuel gouvernement.
A travers les élections municipales et cantonales, nous devons incarner une cohérence politique et faire de ce scrutin la première pierre de ce qui nous amènera à reconquérir le pouvoir en 2012.
Pour faire face et réussir, nous devons refaire le choix du collectif et être en cohérence avec ce qui fait l’identité de notre famille politique.
Notre parti souffre aujourd’hui d’une triple crise. Absence de projet politique cohérent, absence de règle qui définisse au sein même du PS notre fonctionnement collectif et crise de leadership.
Cela ne se réglera pas par l’intervention d’une femme ou d’un homme providentiel, pas d’avantage par le seul effet d’une victoire électorale, nécessaire, aux élections de Mars prochain.
L’espoir à Gauche se relèvera à force de travail, il dépendra de notre capacité à incarner une alternative. La première étape se déroule en mars, suivra ensuite le congrès de notre parti qui devra clarifier à la fois notre orientation, notre stratégie de conquête du pouvoir et notre leadership.
Voilà ce que sont les défis de ces premiers mois pour 2008, ils sont nombreux, mais ayons confiance en nous, la reconquête passe aussi par là !
11:20 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettre, nps, hamon, emmanuelli, janvier, 2008, 91
jeudi, 10 janvier 2008
Conférence de presse de Sarkozy, par Benoît Hamon
Du discours et des actes…
A l’occasion de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy a implicitement reconnu l’échec de sa politique menée depuis maintenant 8 mois en développant un discours totalement à rebours de l’ensemble des politiques menées par le gouvernement de François Fillon. Sarkozy 2008 propose la rupture avec Sarkozy 2007.
En inscrivant sa politique en 2008 sous le chapeau d’une politique de civilisation, il prétend promouvoir un modèle de développement fondé sur une qualité de la vie qui ne se résume pas à la quantité de bien consommés.
C’est une inspiration judicieuse au moment où le pouvoir d’achat des français est en berne et que Nicolas Sarkozy annonce tout de go, la fin des 35 heures et en réalité la fin de la durée légale hebdomadaire de travail, le statu quo sur les salaires et l’augmentation prochaine de la TVA débaptisée de son qualificatif de « sociale ».
Au sujet de l’avenir de l’audiovisuel public :
Il faut bien sûr financer le service public audiovisuel par des fonds exclusivement publics et la création d’une taxe sur les recettes publicitaires du privé est une proposition qui figurait dans le projet des socialistes en 2007. Nicolas Sarkozy ne la complète pourtant pas de son corrolaire indispensable : la limitation de capital dans les groupres de l’audiovisuel privé. La conséquence immédiate de cette annonce est la valorisation du capital des grands groupes audiovisuels privés dont l’action s’envole depuis 10h30 ce matin. (Je vous renvoie à ce que j'écrivais sur le sujet en décembre 2004 dans le livre "au coeur de la gauche" publié aux éditions du Bord de l'Eau, rapporté sur mon blog dans un papier publié le 17 décembre et intitulé "médias : résistance ou soumission").
Enfin, il est dur d’entendre que tricher à une élection ne constitue plus aux yeux de la France une raison de protester. Poutine a triché mais le blesser inutilement en le lui rappelant est hypocrite parce qu’on négociera le lendemain à la même table que lui. Les dirigeants du monde entiers sont hypocrites sauf Nicolas Sarkozy. C’est ignorer que Poutine dépend davantage de nous et l’économie russe davantage de l’Union Européenne que l’inverse (7% des exportations de l’UE vont vers la Russie alors que la Russie dépend de l’UE pour 52% de ses exportations). C’est céder au chantage de la Russie et au passage chercher à conquérir une forme de leadership européen aux yeux des russes, en passant par pertes et profits , démocratie et droits de l’Homme.
De 2007 à 2008, au delà des mots, c’est toujours un Président sans scrupule qui gouverne.
Benoît Hamon
11:50 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 16 décembre 2007
Convention Nationale du 15 décembre 2007
Compte-rendu par Yvan Lubraneski, conseiller fédéral, délégué à la convention nationale.
La gauche des territoires
Hier après-midi à Paris, nous avons adopté à l'unanimité le manifeste socialiste pour les municipales, élaboré par la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains, et les "têtes de listes" socialistes dans les villes de France.
1) Le manifeste, dont la rédaction a été coordonnée par Chistophe Borgel, fournit les axes prioritaires d'action qui seront déclinés et approfondis par les listes socialistes candidates aux municipales :
- LA REUSSITE SCOLAIRE POUR TOUS, en impliquant les villes dans la réussite des jeunes, tout au long de leur scolarité, sans pour autant cesser de relancer l'Etat quand il faillit à sa mission d'Education.
- DES TERRITOIRES DYNAMIQUES ET ECOLOGIQUES, en conditionnant l'aide aux entreprises à la prise en compte des enjeux locaux d'emploi et de développement durable, en continuant l'effort des collectivités pour les transports en commun et l'intégration des enjeux environnementaux aux politiques locales.
- UN LOGEMENT POUR CHACUN : dans cet effort national face à ce qu'il faut bien appeler une crise du logement, les villes socialistes seront exemplaires dans la construction de logements sociaux de qualité, en intégrant aussi les normes écologiques.
- DE NOUVELLES SOLIDARITES : aide à la personne, services publics de proximité, aides variées aux petites entreprises et au tissu associatif, bataille continue pour sauvegarder localement la présence des services publics de l'Etat, notamment dans le domaine de la Santé.
- UNE SECURITE DE PROXIMITE : en exigeant de l'Etat qu'il renforce les effectifs affectés aux quartiers, voire qu'il les remette en plce lorsqu'il les a tout simplement - et gravement - supprimés. En mettant en place des réseaux municipaux capables, de jour comme de nuit, de répondre aux besoins de la population en termes de sécurité.
2) Les "premiers" des socialistes dans nos villes. Secrétaire National aux Elections, Bruno Le Roux a présenté un rapport où, finalement, peu de conflits ont nécessité un arbitrage national. On notera au passage, concernant l'Essonne, que la candidature du maire sortant de Brétigny sur Orge a été la seule à être fermement conditionnée à l'adoption démocratique par l'ensemble de la section locale de la liste qu'il conduira. Les autres désaccords locaux ont été tranchés, parfois au bénéfice des maires sortants, parfois au profit des voeux de la section locale du Parti Socialiste.
Nous avons pu aussi remarquer une excellente intervention de Razzy Hammadi, candidat à Orly, sur les thèmes de la citoyenneté et de la sécurité.
Nous voilà donc tous en ordre de marche, face au désengagement de l'Etat français, et sa fuite en avant "libérale" qui ne peut qu'aboutir à livrer chacun de nous aux lois du marchés, en faisant sauter une à une les protections que notre modèle social avait construites.
A l'inverse, les majorités de progrès, dans les villes, départements et régions de France, construisent chaque jour et construiront, face à un pouvoir d'achat qui régresse et un environnement souvent sacrifié aux enjeux financiers, des territoires préservés où le "bien vivre" et le "bon vivre" sont au coeur de l'action politique.
En Mars 2008, les élections municipales et cantonales ne constituent pas un "troisième tour" de la présidentielle 2007 en forme de revanche, mais l'occasion pour nos concitoyens de se protéger de la politique anti-sociale du gouvernement par l'avènement, dans nos communes et nos départements, de majorités de progrès.
La mobilisation de chacun d'entre nous est dès aujourd'hui d'actualité. La vague doit se lever pour irriguer la France en mars prochain d'une marée d'espoir.
20:40 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nps, essonne, 91, municipales, ps, 2008, cantonales
lundi, 10 décembre 2007
Lettre d'information - décembre 2007
15:59 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 20 novembre 2007
Communiqué de presse de Benoît Hamon
Depuis vendredi, les signes d’ouverture se multiplient à l’initiative des organisations syndicales. Elles sont unanimes à demander l’ouverture des négociations tripartites par entreprise pour mettre fin à la grève dans les transports. Ce à quoi le gouvernement qui rajoute chaque jour de nouveaux préalables à l’ouverture des négociations oppose une fin de non recevoir.
En orchestrant des messages gouvernementaux différents selon qu’il s’agisse du ministre du travail, du Premier Ministre ou de conseillers du Président de la République, le gouvernement joue un jeu dangereux loin de la promesse de campagne de Nicolas Sarkozy de « république apaisée ». Le pouvoir confirme qu’il a choisi le pourrissement et la radicalisation du mouvement.
De samedi inclus à mercredi prochain, ce sont 5 jours de grève supplémentaires qui sont imputables au seul gouvernement.
La méthode Sarkozy du pompier pyromane est connue. Elle avait déjà traumatisé les banlieues en novembre et décembre 2005. C’est encore cette logique du conflit que choisit le gouvernement au moment d’engager immédiatement après la remise en cause des régimes spéciaux, le démantèlement du modèle social français.
Pour toutes ces raisons, je me joindrai à la manifestation unitaire du 20 novembre afin de témoigner de ma solidarité avec le mouvement des salariés et des étudiants.
11:50 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communique, greves, hamon, social, ps, mouvement, novembre
lundi, 19 novembre 2007
Argumentaire - Traité de Lisbonne : que faire ?
21:28 Publié dans Actualités, Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nps, essonne, argumentaire, europe, lisbonne, traite, hamon
dimanche, 23 septembre 2007
Tous à Japy le 29 Septembre !
La droite compte sur des impasses à gauche pour s'ouvrir un boulevard de politique néo-libérale. La réflexion est à l'ordre du jour au PS, surtout si elle est utile à la gauche, espérons-le. Cela ne doit pas pour autant nous écarter de l'action et des justes réactions du mouvement social face à la politique de Sarkozy. Le rassemblement unitaire pour l'accès aux soins pour tous de samedi 29 septembre en est une illustration. Allons-y nombreux !
lire ou/et imprimer le tract collectif : tract 29 septembre
les signataires : AMUF : Association des Médecins Urgentistes de France / Appel contre la Franchise / Association Nationale des Médecins Référents (AMedRef) / ATTAC France / Collectif « La Santé n'est pas une marchandise » / CDDSP75 / CGT de l'administration centrale des Affaires sociales / Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services publics / CoMéGas : Collectif des Médecins Généralistes pour l’Accès aux Soins / Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité / Fondation Copernic / FSU / LCR / Mars-Gauche républicaine / MRC / Parti Socialiste / PCF / Retraité(e)s Sud Solidaires de Loire-Atlantique et Vendée / Résistance sociale / SMG : Syndicat de la Médecine Générale / SNICS-FSU / UFAL: Union des Familles laïques / UNAM :Union Nationale Alternative Mutualiste / Union Syndicale SOLIDAIRES / Union Fédérale SUD Protection Sociale / Union fédérale Sud Santé Sociaux / UNGMS :Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires / UNRPA : Union Nationale des Retraités et des personnes âgées / USP : Union Syndicale de la Psychiatrie.
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samedi, 22 septembre 2007
Compte-rendu - Journée de réflexion francilienne
par Yvan Lubraneski
Nous remercions les camarades qui sont venus, nombreux, assister à cette journée du 22 Septembre. La table ronde du matin, avec Clémentine Autain (app. communiste), Laurent Baumel (PS - Socialisme et Démocratie), et Pascal Cherki (PS - Pour un Nouveau Parti Socialiste), a introduit les débats de façon très intéressante et lucide. Par exemple : quelle est la cible des politiques que nous voulons développer ? Par "classe ouvrière" ne vaut-il pas mieux entendre aujourd'hui, plus largement, celles et ceux dont la survie financière ou l'émancipation ne tiennent qu'à la place qu'ils occupent dans le monde du travail ? Pouvons-nous porter un projet qui rassemble les entreprises assurant une redistribution des richesses, prioritairement, en direction de l'investissement et du travail, les artisans et très petites entreprises, les salariés de tous secteurs économiques (primaire, secondaire, tertiaire) ? Quelles politiques élaborer pour sortir du néo-capitalisme financier ? La gauche peut-elle gagner en France en 2012 sans un programme et un candidat communs ? Les divergences à gauche ne doivent pas cacher les convergences. Le travail sur un "pot commun" idéologique est nécessaire de toute urgence.
***
Les trois ateliers de l'après-midi ont permis d'aborder plus en détail les questions de la redistribution des richesses, de la place de l'individu dans la société, et du fonctionnement interne d'un grand parti de la gauche. Et ces questions sont liées, bien sûr.
[Illustration : les politiques fiscales ou sociales réservées exclusivement à une catégorie d'individus.
redistribution des richesses... comment intéresser les citoyens à un projet solidaire commun en privant, sous prétexte d'économies, une partie d'entre eux de certains dispositifs sociaux et fiscaux ? La gauche a sa part de responsabilité dans ces 25 dernières années. En mettant en place des critères subjectifs et inopérants au lieu de principes universels, on ébranle le pacte républicain. Il faut bien réfléchir, donc, au moment de la mise en place de politiques fiscales ou sociales, et ce n'est parfois seulement qu'une question de méthode ! A contrario, on organise la stigmatisation de zones géographiques (zones franches, ZEP...), d'individus (les RMIstes, les chômeurs, les bénéficiaires de la CMU...). La justice sociale ne résiderait-elle pas dans une application progressive des prélèvements obligatoires, et une redistribution progressive et adaptée des aides de l'Etat ?
l'individu dans la société... l'individualisme se nourrit aussi de l'exclusion des uns ou des autres d'un projet collectif de société. Les principes de solidarité éclatent en revendications contre "l'assistanat".
le fonctionnement du PS... Et l'élu de déroger sans cesse, en se donnant des droits qui n'appartiennent qu'à lui. Un fonctionnaire ne peut cumuler sa fonction avec un autre emploi. L'élu peut infiniment cumuler mandats et représentations diverses, ouvrant droit à chaque fois à un régime indemnitaire et des avantages en nature.]
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Clôture de cette journée par Guillaume Balas (mandataire régional), qui nous a conviés au rendez-vous national de Toulouse-Labège les 12-13-14 Octobre et Benoît Hamon, qui a repris les thèmes de réflexion abordés en ateliers et en plénière, proclamant, entre autres un "back to basics" qui "n'a rien d'archaïque dès lors que moderne veut dire un peu plus à droite dans la bouche de certains", et a notamment appelé à une union pour 2012 de toutes les gauches qui voudront bien gouverner ensemble, après avoir tranché sur leurs divisions internes pour en extraire l'essence : claire et identifiable par les français et mettant au coeur de son programme, cette fois, et de ses actions, aussi, la question sociale.
écouter l'intervention de Benoît Hamon :
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