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mercredi, 19 décembre 2007

Les socialistes et le marché

Intervention de Liêm Hoang Ngoc au Forum de la Rénovation | 15 décembre 2007 matin
Une offensive idéologique sans précédent tente de discréditer les idées socialistes. Elle assimile encore le socialisme au modèle soviétique. Elle somme la gauche de se convertir à l’économie de marché, qu’elle réduit au capitalisme anglo-saxon. Les socialistes n’ont jamais eu de problème avec le marché. Ils ont toujours été fâchés avec le capitalisme, surtout lorsqu’il planifie le pouvoir économique des nouveaux rentiers. Ce débat est déjà ancien. Un futur jeune Premier ministre en avait fait la synthèse, il y a près de trente ans, en proclamant qu’entre le plan et le marché, il y a le socialisme !

dimanche, 16 décembre 2007

Convention Nationale du 15 décembre 2007

Compte-rendu par Yvan Lubraneski, conseiller fédéral, délégué à la convention nationale. 

La gauche des territoires

Hier après-midi à Paris, nous avons adopté à l'unanimité le manifeste socialiste pour les municipales, élaboré par la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains, et les "têtes de listes" socialistes dans les villes de France.

1) Le manifeste, dont la rédaction a été coordonnée par Chistophe Borgel, fournit les axes prioritaires d'action qui seront déclinés et approfondis par les listes socialistes candidates aux municipales :

- LA REUSSITE SCOLAIRE POUR TOUS, en impliquant les villes dans la réussite des jeunes, tout au long de leur scolarité, sans pour autant cesser de relancer l'Etat quand il faillit à sa mission d'Education.

- DES TERRITOIRES DYNAMIQUES ET ECOLOGIQUES, en conditionnant l'aide aux entreprises à la prise en compte des enjeux locaux d'emploi et de développement durable, en continuant l'effort des collectivités pour les transports en commun et l'intégration des enjeux environnementaux aux politiques locales.

- UN LOGEMENT POUR CHACUN : dans cet effort national face à ce qu'il faut bien appeler une crise du logement, les villes socialistes seront exemplaires dans la construction de logements sociaux de qualité, en intégrant aussi les normes écologiques.

- DE NOUVELLES SOLIDARITES : aide à la personne, services publics de proximité, aides variées aux petites entreprises et au tissu associatif, bataille continue pour sauvegarder localement la présence des services publics de l'Etat, notamment dans le domaine de la Santé.

- UNE SECURITE DE PROXIMITE : en exigeant de l'Etat qu'il renforce les effectifs affectés aux quartiers, voire qu'il les remette en plce lorsqu'il les a tout simplement - et gravement - supprimés. En mettant en place des réseaux municipaux capables, de jour comme de nuit, de répondre aux besoins de la population en termes de sécurité.

2) Les "premiers" des socialistes dans nos villes. Secrétaire National aux Elections, Bruno Le Roux a présenté un rapport où, finalement, peu de conflits ont nécessité un arbitrage national. On notera au passage, concernant l'Essonne, que la candidature du maire sortant de Brétigny sur Orge a été la seule à être fermement conditionnée à l'adoption démocratique par l'ensemble de la section locale de la liste qu'il conduira. Les autres désaccords locaux ont été tranchés, parfois au bénéfice des maires sortants, parfois au profit des voeux de la section locale du Parti Socialiste.

Nous avons pu aussi remarquer une excellente intervention de Razzy Hammadi, candidat à Orly, sur les thèmes de la citoyenneté et de la sécurité.

Nous voilà donc tous en ordre de marche, face au désengagement de l'Etat français, et sa fuite en avant "libérale" qui ne peut qu'aboutir à livrer chacun de nous aux lois du marchés, en faisant sauter une à une les protections que notre modèle social avait construites.

A l'inverse, les majorités de progrès, dans les villes, départements et régions de France, construisent chaque jour et construiront, face à un pouvoir d'achat qui régresse et un environnement souvent sacrifié aux enjeux financiers, des territoires préservés où le "bien vivre" et le "bon vivre" sont au coeur de l'action politique.

En Mars 2008, les élections municipales et cantonales ne constituent pas un "troisième tour" de la présidentielle 2007 en forme de revanche, mais l'occasion pour nos concitoyens de se protéger de la politique anti-sociale du gouvernement par l'avènement, dans nos communes et nos départements, de majorités de progrès.

La mobilisation de chacun d'entre nous est dès aujourd'hui d'actualité. La vague doit se lever pour irriguer la France en mars prochain d'une marée d'espoir.

mardi, 11 décembre 2007

Référendum

Par Benoît Hamon. Paru ce jour dans les pages de "L'Humanité"

"Curieuse circonstance que celle qui exalte le besoin d’une démocratie participative mais s’accommode ou justifie la ratification dans le dos du peuple du traité simplifié européen. C’est le trait d’une époque dont les représentations sociales et politiques sont brouillées. Au nom de la modernité, on veut remettre en cause les cadres de pensée traditionnels et c’est la souveraineté populaire que l’on sacrifie en premier. L’imposture est complète.

Le choix de la ratification parlementaire est la contrepartie donnée par Nicolas Sarkozy au gouvernement allemand, méfiant à l’égard du traité simplifie, mais plus inquiet encore d’une nouvelle expression des aspirations du peuple français si proches de celles du peuple allemand.

Le choix de la ratification parlementaire est surtout le reflet de la crispation cynique d’un pouvoir qui redoute plus que tout le verdict du peuple à l’égard d’une politique passée, présente et future qui désosse méthodiquement les instruments de redistribution et le modèle social de notre pays.

L’exigence d’un référendum est capitale pour la gauche française car elle démontre qu’elle ne renonce ni à la construction européenne ni à être l’interprète de la volonté populaire. Reconstruire une espérance à gauche commence par remettre simplement les choses à l’endroit. À cette étape du débat politique européen, la seule réponse valable pour la gauche est de réclamer que, là où le peuple a dit « non », il est le seul arbitre légitime à décider s’il confirme ou pas son choix."

lundi, 10 décembre 2007

Lettre d'information - décembre 2007

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