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mercredi, 25 juillet 2007
interview Benoît Hamon (Rue89)
07:41 Publié dans Actualités, Court message | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interview, hamon, forge, renovation, ps, nps, rue 89
lundi, 16 juillet 2007
Réinventer la gauche !
La défaite est lourde, la défaite est triste. Ce texte répond à un besoin immédiat d'exprimer notre envie de comprendre. Il n’a la seule ambition que d’être une première contribution à la nécessaire réflexion collective qui nous attend bientôt. Il ne veut s’en prendre à personne si ce n’est à nous tous : comment avons-nous pu perdre cette élection présidentielle ? Comment avons-nous pu laisser Sarkozy devenir président après cinq années de gouvernement de droite très impopulaire ? Comment avons-nous laissé échapper la victoire après tant de mouvements sociaux et d’élections intermédiaires gagnées ? Le bilan de la campagne présidentielle devra être fait mais nous savons que notre échec vient de plus loin, qu’il a des causes structurelles, qu’il est l’aboutissement d’un lent recul politique et culturel face aux libéraux. La gauche ne doit pas dire " charge sociale " mais " cotisation ", elle ne doit plus avoir peur d’affirmer ses valeurs d’égalité quand en face on s’assume parfaitement, elle doit reconquérir les cœurs mais surtout les têtes.
1/ Evitons les faux-débats
Ce n’est pas seulement Ségolène Royal et les socialistes qui ont subi une lourde défaite lors de l’élection présidentielle, c’est toute la gauche qui est menacée de marginalisation. Ceux qui cherchent une solution dans une " modernisation " libérale de la Gauche se trompent tout autant que ceux qui veulent la pousser vers la radicalité. Evitons les faux-débats : la nature réformiste et sociale-démocrate du PS est une réalité depuis au moins vingt ans, on peut même dire qu’elle est celle de la Gauche toute entière pour au moins 90% de ses acteurs, militants et surtout électeurs. En effet, les mêmes questions sont posées à toute la Gauche en France mais partout ailleurs aussi : comment assurer dans le cadre d’une économie capitaliste plus ou moins mondialisée des politiques démocratiques de justice sociale et promouvant l’intérêt commun et notamment celui des plus modestes ? Comment assurer la victoire du long terme sur la courte vue du marché dont la menace la plus évidente est l’accroissement des menaces écologiques ? Comment construire des relations internationales équilibrées permettant la reconnaissance, le développement et la dignité de tous ?
2/ Une lente défaite sociale et culturelle
La Gauche n’est plus idéologiquement majoritaire, y compris dans les classes sociales les plus modestes. Les mutations du capitalisme de la fin des années 70, les changements géo-politiques majeurs de l’après-guerre froide ont brisé le fragile rapport de force social qui existait dans les pays développés du " monde libre " de l’époque. La casse du cadre keynésien de la régulation macro-économique est alors en route permettant aux détenteurs de capitaux de prendre leur formidable revanche contre l’Etat social établi dans les années de la Grande Dépression des années 30. C’est le début de la grande vague " néo " libérale dénonçant tout frein à un marché doté de toutes les vertus. La " mondialisation " commence alors, brisant la possibilité pour les salariés de se défendre par la création d’une concurrence toujours plus grande entre travailleurs. La libéralisation des marchés financiers annule les armes traditionnelles des peuples pour se protéger contre les investissements à court terme. L’entrée dans la division internationale du travail de la Chine et de l’Inde est le prétexte à un partage toujours plus inégal de la valeur ajoutée entre capital et travail.
Ce renforcement considérable du capital a aussi des conséquences idéologiques et culturelles lourdes. Il se traduit par une destruction confuse mais énergique des présupposés même des idéaux de progrès. La mise au pas des médias, la dévalorisation de la culture et de la réflexion au profit de l’ " action ", le dénigrement du collectif par rapport à l’individu, la destruction de toute théorie critique au nom d’une idéologie " anti-totalitaire " sans réel contenu, sont quelques aspects des processus qui amènent les populations à ne plus croire qu’à la compétition, ou au mieux à la charité. La voie est ouverte alors pour opposer les catégories populaires entre elles : immigrés contre " petits blancs ", smicards contre Rmistes, travailleurs pauvres contre chômeurs. On remplace l’axe vertical Capital-Travail par un axe horizontal travailleurs-" inactifs " tendant à ériger la tyrannie des actionnaires comme un fait inébranlable contre lequel " on ne peut rien faire ".
Sans doute cette première phase du nouveau capitalisme se termine, les remises en cause, même partielles, du libre-échange intégral se font jour, l’ère des " blocs " géo-économiques commence peut-être… Ne soyons pas encore en retard d’une analyse.
La gauche social-démocrate n’est pas exempte de contamination, ni en France, ni ailleurs. Les créations de gauches " modernes ", valorisant le sociétal (dans un sens laxiste ou autoritaire peu importe) pour ne plus rien dire du social ou dogmatisant la construction européenne pour l’utiliser comme idéologie de remplacement ont été le signe de cet affaiblissement.
Les naissances de " troisièmes voies " auto-proclamées sont les paravents à un renoncement fondamental : la gauche est vaincue car elle est persuadée des axiomes de l’adversaire. Il ne s’agit plus de construire démocratiquement et progressivement un rapport de force plus favorable au travail mais d’adoucir et d’humaniser une domination capitaliste toujours plus réelle mais qui disparaît dans le firmament des " contraintes ".
3/ Reconstruire.
Il faut donc remettre la social-démocratie en mouvement en la réarmant théoriquement et pratiquement, en organisant sa contre-offensive culturelle et organisationnelle.
Allons même plus loin, c’est toute la gauche qu’il faut reconstruire en brisant les anciennes frontières pour faire émerger une force neuve, conquérante et fédératrice, un nouveau mouvement ou parti sûr et fier de ses valeurs et de son projet.
D’un certain point de vue, la victoire de Nicolas Sarkozy nous montre la voie par sa reconstruction idéologique de la Droite, sa volonté d’en finir avec un " recentrage " démobilisant pour assumer sans complexe ses valeurs et ses thèmes. Il a voulu gagner culturellement la bataille politique avant de vaincre électoralement. Ainsi, il a pu s’assurer un soutien inconditionnel de ses électeurs traditionnels, se permettant ensuite le luxe d’aller chercher ses électeurs ailleurs : à l’extrême-droite, au centre mais même, disons-le, à gauche aussi. Doit-on se satisfaire que ce soient la France du Nord et de l’Est qui plébiscitent Sarkozy, c'est-à-dire la France des grandes industries sinistrées, des campagnes inquiètes quand nous faisons nos meilleurs scores dans la France " soft " des moyennes villes dynamiques de l’ouest, au chômage encore assez bas, aux universités modernes et en pleine ascension ? La Gauche ne peut-elle que représenter les couches intellectuelles, les catégories populaires des cités des grandes villes et les artistes des centres urbains ?
La course au centre qui nous est proposée est la même erreur que celle commise par les démocrates américains depuis la défaite de Clinton : la politique comme une addition tactique de voix. Certes, il faut écouter la société et ses souffrances mais il faut surtout lui affirmer avec force ce que nous voulons, nous devons gagner dans les têtes avant de gagner dans les urnes. La gauche ne peut se contenter d’être une anti-droite.
Pour cela, il nous faut agir dans l’ordre : rassembler localement puis nationalement, dans de grandes assises, tous ceux et celles qui veulent reconstruire une perspective progressiste dans notre pays, et ensuite créer un nouveau cadre politique rassemblant l’essentiel de la gauche.
Les questions de leaderships viendront en leur temps. Commencer par elles c’est abaisser ce que nous sommes, mépriser le peuple et désespérer nos militants, sans doute il y a-t-il mieux à faire.
***
Vous êtes plutôt en accord avec ce texte, vous souhaitez réinventer, reconstruire la Gauche, briser les anciennes frontières partisanes, participer à l’émergence d’une force neuve, conquérante et fédératrice : discutons-en ensemble !
Contactez-nous : nps91@orange.fr
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lundi, 09 juillet 2007
" La Forge " : le manifeste
Lire le texte introductif, ou "manifeste" de Benoît Hamon, qui crée avec "La Forge" une démarche plurielle, laboratoire de la réflexion et de l'action politique à gauche : cliquer ici
23:05 Publié dans Actualités, Communiqués, Contributions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : forge, hamon, nps, essonne, fondation, gauche, ps
vendredi, 06 juillet 2007
Dans le Nouvel Obs' cette semaine
Il lance sa fondation cet été...
Hamon, la relève
Bombardé « porte-parole », on l'écoute, on le courtise. Certains voient déjà en lui un futur premier secrétaire
Après les « éléphants » et les « jeunes lions », un nouveau quadrupède a fait son apparition dans le bestiaire socialiste : la « chèvre » ! Le jeune député européen Benoît Hamon en a fait sa mascotte au point de la faire figurer en tête de son blog. Mais qu'on ne s'y trompe pas. L'animal est moins doux qu'il n'y paraît, comme le précise une citation de l'écrivain malien Amadou Hampâté Bâ, publiée en guise d'avertissement : « Si tu vois une chèvre devant la tanière du lion, aie crainte de la chèvre »...
Qui a peur de Benoît Hamon ? La question ne se pose pas aujourd'hui en ces termes. Plus connu dans son parti que par le grand public, ce socialiste qui vient de fêter ses 40 ans n'est pas encore en mesure de faire trembler ses camarades. Mais c'est l'homme dont on parle de plus en plus au PS. Dans un parti très critiqué pour ne pas avoir su faire émerger de nouveaux visages, le secrétaire national au projet européen incarne avec quelques autres la relève. Bombardé « porte-parole » sans le titre, au lendemain de la défaite du 6 mai, c'est lui qui tient désormais les traditionnels points de presse. On l'écoute, on le courtise comme jamais auparavant. Au point que certains, dans l'entourage de François Hollande notamment, laissent même entendre qu'il pourrait avoir le profil d'un prochain premier secrétaire !
« Tout cela n'est pas sérieux », sourit ce jeune homme brun au regard clair, qui sait combien d'hypothétiques candidatures se sont fracassées dans des parties de billard à trois bandes. Le Parti socialiste, il le connaît bien. Pour ainsi dire, il n'a même connu que ça depuis vingt ans. Fils d'un ouvrier des chantiers navals et d'une secrétaire, il a poussé les portes de la section socialiste de Brest en 1987 au lendemain des manifestations étudiantes contre le projet de réforme des universités d'Alain Devaquet. Il en garde le souvenir d'avoir été plus formaté que formé. « Je suis tombé chez des rocardiens , en trois mois je détestais Mitterrand ! », raconte-t-il.
Benoît Hamon est à l'époque plus loup que chèvre. En 1993, il prend les rênes du Mouvement des Jeunes socialistes ( MJS ) et se forge une zone d'influence dans les organisations de jeunesse de gauche dont les papes s'appellent alors Jean-Christophe Cambadélis ou Julien Dray. Son militantisme a raison de ses études de sciences éco, mais qu'importe. En 1995, Jospin l'appelle pour prendre en main sa campagne jeunes. Il y rencontre Martine Aubry qui l'invitera à rejoindre son cabinet au ministère de l'Emploi en 1997. Dix ans plus tard, et malgré leur désaccord lors de la bataille du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, la maire de Lille ne tarit pas d'éloges sur les qualités de ce « garçon fin, ouvert et structuré politiquement », dont elle est restée proche. Après la défaite de Jospin en 2002, il rejoint les fondateurs du courant Nouveau Parti socialiste ( NPS ), Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Julien Dray, qui y restera moins d'un an. Opposant déclaré à la ligne majoritaire défendue et incarnée par François Hollande, plus à gauche et très porté sur les questions institutionnelles, le NPS s'impose en 2005 comme le deuxième courant du PS au congrès du Mans. Entre Peillon et Hamon se nouent une complicité intellectuelle et une amitié quasi filiale, même si sept années les séparent seulement. Las. En 2006, le premier choisit Royal quand le second finit par voter Fabius lors de la primaire interne. La rupture amicale se double d'une bataille peu reluisante pour conserver les clés de la maison. « Aujourd'hui le NPS est mort, nous l'avons tous tué », constate Hamon, qui ne renie rien de cette expérience dont il est sorti « enrichi intellectuellement » .
Très applaudi lors du dernier conseil national le 23 juin, Benoît Hamon jouit d'une bonne popularité dans le parti mais ne dispose pas encore des troupes suffisantes pour voir plus loin. « C'est un très bon, encore en gestation, souligne Pierre Moscovici qui l'a côtoyé au Parlement européen. Il lui reste toutefois à moins s'occuper de la jeunesse et à achever un travail de fond. »
Peu convaincu par Ségolène Royal, à qui il reproche d'avoir donné une nouvelle légitimité à la droite en axant sa campagne sur des thématiques conservatrices comme l'ordre juste ou le donnantdonnant, Hamon compte bien prendre toute sa part à la réinvention de la gauche. Il envisage de lancer cet été une fondation qui ne soit pas « une société savante de plus » mais un lieu de débat ouvert à une centaine d'universitaires, experts, élus, syndicalistes et hauts fonctionnaires pour permettre au PS de se réarmer culturellement. Le député européen, qui aime la confrontation, se targue de vouloir« mettre des angles là où d'autres choisissent des rondeurs » . Il devrait pouvoir s'y essayer dès l'automne prochain... sur le terrain, à l'occasion de la coupe du monde de rugby parlementaire, où il affrontera, en tant qu'ailier, ses homologues d'Afrique du Sud ou de Nouvelle-Zélande !
Matthieu Croissandeau
Le Nouvel Observateur
22:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hamon, benoit, nps, mort, fondation, nouvel, obs
mardi, 03 juillet 2007
La lettre de NPS
22:05 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nps, essonne, municipales, ps, federation, courant, 91







