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vendredi, 23 février 2007

Derrière le vote Bayrou, Sarkozy. Par Benoît Hamon

François Bayrou se propose de nommer un Premier Ministre de gauche. Encore faudrait-il qu'un dirigeant de gauche veuille conduire une politique de droite ! Car il faut dissiper l'illusion de cette campagne présidentielle : la 3ème voix centriste et libérale.

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jeudi, 22 février 2007

Benoît Hamon - Chat vidéo

Benoît a participé à un chat vidéo sur www.enlignecitoyens.com en liaison avec le journal 20 minutes. Thème : le projet européen de Ségolène Royal. En voici quelques extraits :

lundi, 12 février 2007

C'est parti !

Le pacte présidentiel dévoilé hier à Villepinte par Ségolène Royal : 100 propositions pour que, "plus juste, la France soit plus forte".

15000, 20000 personnes, peu importe, il y avait beaucoup de monde hier à Villepinte pour entendre Ségolène Royal. J'ai écouté notre candidate, serré au milieu de la trentaine de militants de Brétigny sur Orge au fond de l'immense salle du Parc des expositions. C'était joyeux, simple, fraternel.

C'est parti ! Rendez-vous le 6 mai à la Bastille!

Benoît Hamon

>>> Télécharger le tract du pacte présidentiel

jeudi, 08 février 2007

Logement : le cran nécessaire. Par Yvan Lubraneski

Un rapport de la Cour des Comptes, publié ce matin, dénonce notamment un gaspillage des deniers publics dans les dispositifs d'aide au logement.

Si le contrôle dans l'attribution des APL mérite d'être renforcé, la politique dans ce domaine ne doit pas reculer, mais au contraire se surpasser, en s'améliorant quantitativement et qualitativement.

On retrouve ici tout l'enjeu des politiques sociales à mener demain, et ce, dans l'urgence...

Pour le logement, l'urgence d'action se décline sur deux axes essentiels :

- l'accompagnement des plus pauvres dans des solutions d'hébergement dignes, humaines et permettant à l'individu de se reconstruire socialement.

- la prise en compte de la crise du logement (pénurie, loyers chers, accession à la propriété freinée) qui frappe de plein fouet les salariés et familles aux budgets étriqués.

L'action des Enfants de Don Quichotte, relayée par les médias, a tout au moins réussi, cinquante ans après l'appel de feu l'Abbé Pierre, à rappeler le manque d'ambition des politiques du logement en faveur des plus démunis dans notre pays. La population à la rue est aujourd'hui multiple et multipliée. 3 sur 10 ont un emploi, nombreuses sont les femmes, aussi. Les processus traditionnels de marginalisation font place, dans notre société moderne, à un phénomène massif d'exclusion sociale. Y répondre, c'est mettre tous les moyens financiers et législatifs au service d'un objectif clair : un toit pour tous. L'arsenal législatif, renforcé par le droit opposable, doit permettre la réquisition des logements vacants (environ 2 millions) par les pouvoirs publics. Le suivi individuel des sans-domiciles, depuis leur prise en compte jusqu'à l'amorce de leur reconstruction sociale, s'avère aujourd'hui nécessaire. L'encadrement social est voué à se développer pour réussir ces missions, étape par étape. Les solutions intermédiaires d'hébergement de se multiplier aussi.

La crise du logement touche aussi et de plus en plus des catégories qui pouvaient encore se croire à l'abri, il y a quelques années. Toute la société a ainsi reculé d'un cran. La part du logement dans le budget d'un ménage dépasse bien souvent le maximum supportable. Les plafonds des aides au logement ne suivent plus cette évolution. Non seulement il faut relever ces plafonds pour traiter l'urgence et enrayer les spirales de surendettement, mais porter, une fois encore, l'action publique au coeur du problème. Un "dossier logement" de chaque famille détectée "en difficulté" (ne pas attendre qu'elles se plaignent, c'est souvent trop tard) mérite d'être instruit par des référents locaux. Cette mobilisation nécessaire de l'Administration augure de fait l'avènement d'un véritable Service Public du Logement. Les outils permettant à cette politique d'être menée, existent déjà pour certains et sont voués à être inventés pour d'autres : action conjointe des collectivités locales et de l'Etat dans l'acquisition de terrains pour le logement social; aux contraintes sur les politiques municipales s'ajoute la nécessité d'imposer aux programmes immobiliers privés une part significative de logements sociaux (1/4 à 1/3 selon les particularités locales); cautions solidaires de l'Etat (loyers et accession à la propriété); médiation avec les établissements bancaires sur le choix des taux et la nécessité des apports...

Cette action urgente et solidaire qualifie l'Etat dans son rôle d'accompagnement du citoyen vers son émancipation. Un sondage récent révélait qu'un français sur deux intègre la possibilité de se retrouver à la rue demain. Cette peur, cette insécurité sociale est malheureusement justifiée. La gauche française ne peut pas rater ce rendez-vous avec l'Histoire et doit en avoir le cran. Le logement est un des chantiers incontournables de l'immense reconstruction sociale dont notre pays a besoin.

le blog d'Yvan Lubraneski

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