« 2006-10 | Page d'accueil
| 2006-12 »
mercredi, 29 novembre 2006
Pétition nationale pour l'exclusion de G. Frêche à l'initiative du NPS
Nous, élus et militants socialistes, souhaitons rappeler l’émoi provoqué dans la population et au sein du Parti socialiste par les déclarations inacceptables de Georges Frêche.
Nous condamnons une attitude qui n’a pas sa place au sein des socialistes, attitude aggravée par la qualité d’élu et de responsable de celui qui a tenu ces propos.
Nous insistons sur la dérive préoccupante que constituent les obscures tentatives d’explication et de justification de M. Frêche, au nom d’une pseudo nécessité de rompre avec le politiquement correct. Aucune posture, aucun artifice de langage ne peuvent justifier ou excuser que l’on puisse qualifier les compétences des hommes en fonction de la couleur de leur peau.
Certes, les statuts de notre parti doivent permettre à chacun de se défendre et de s’expliquer. Pour autant, nous appelons fortement les socialistes à ne faire preuve d’aucune faiblesse dans la mise en œuvre de la procédure à l’encontre de Georges Frêche.
Nous n’acceptons ni les intimidations, ni les menaces vis-à-vis des socialistes, ni les grossières tentatives de réinterprétation de la vérité, uniquement destinées à gagner du temps.
Nous pensons que le Parti socialiste doit faire preuve de célérité, de clarté et de vérité dans les décisions que prendront ses instances, sans quoi le risque serait grand d’altérer notre capacité collective à porter l’aspiration des Français au renouvellement des pratiques politiques.
C’est pour cela que nous appelons les socialistes à rester fermes sur les principes et sur nos valeurs et à ne pas retarder l’instruction de la demande d’exclusion de Georges Frêche.
10:35 Publié dans Actualités, Pétitions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pétition, nps, georges frêche, ps
mardi, 28 novembre 2006
Communiqué du NPS 91 - le 28/11/2006
Le Nouveau Parti Socialiste est le seul courant constitué autour d’idées et non d’un présidentiable. Ses membres ont librement participé à la désignation du candidat socialiste aux Présidentielles.
Fondé au lendemain du 21 avril 2002, le NPS s'est donné pour mission d'ancrer à gauche et de rénover le Parti socialiste. En 2005, lors du Congrès du Mans, nous avons convaincu, sur cette orientation, 1/4 des militants socialistes français (17% en Essonne).
Parmi nos idées-forces, nous voulons mettre fin à la Vème République et les pratiques politiques qu'elle a induites, substituant des destins individuels à une ambition collective. Une nouvelle République, équilibrant les relations entre les chambres parlementaires et le Gouvernement, et augmentant le pouvoir des citoyens, est une nécessité. La politique doit être pratiquée avec probité, dans un souci d'exemplarité et l'on ne peut permettre aussi plus longtemps qu'un même homme ou femme dispose de plusieurs mandats électifs en même temps.
Le Projet Socialiste, sur lequel nous avons travaillé et pesé, prend la direction de ces réformes indispensables. Pour le NPS, la gauche devra placer au coeur de son action, si elle l'emporte en 2007, la politique de lutte contre la pauvreté et la détresse sociale qu’elle engendre; la politique de solidarité entre les générations garantissant notre système de protection sociale et de retraites par répartition; la politique de solidarité entre les territoires notamment grâce aux services publics; la politique en faveur de l’école qui garantisse l’égalité de tous les jeunes, combatte les écoles ghettos et engage des moyens importants pour faire reculer l’échec scolaire et l’insécurité dans les établissements; l'accès de tous à la Culture; la politique européenne : protéger nos entreprises et leurs salariés en imposant un tarif extérieur commun à l’encontre des marchandises produites dans les pays ne respectant pas des normes sociales et environnementales minimales, et plus généralement affirmer notre volonté de faire que l’Europe fédère les Nations qui la constituent en mettant au centre de ses préoccupations les citoyens, et non le marché, soucieuse d'un développement durable mondialement pensé; la politique de la redistribution des richesses : augmenter le smic et convoquer une conférence salariale qui ne transigera pas avec le Medef afin de redonner aux salariés les moyens réels de retrouver du pouvoir d'achat; la politique anti-communautariste, pour enrayer les dérives encouragées par la droite et réaffirmer les grands principes républicains, comme autant de repères en tout lieu de notre société.
Depuis quatre ans, le NPS est fier d’avoir participé aux victoires électorales des régionales ou des européennes, ainsi qu'à celle du 29 mai 2005 ou du mouvement contre le CPE. Depuis 2002, la politique de la droite n’a cessé d’être désavouée par les français, à l'occasion des scrutins intermédiaires et dans des mobilisations massives. La droite, qui ne plaisante plus et s'est lancée dans la course néo-libérale, tournant le dos définitivement à l'exception sociale française, a choisi Nicolas Sarkozy pour incarner cette démarche suicidaire pour notre pays. Si ce dernier, soutenu par les plus purs théoriciens du libéralisme, et les éléments les plus violents de la droite française, parvenait à l'emporter, même Chirac deviendrait un social-démocrate dans les livres d'histoire de nos petits-enfants.
Face à ce candidat résolument de droite, la gauche doit mener combat avec des armes de gauche, et ne pas recommencer le scénario d'Avril 2002 : les français avaient parfaitement intégré que l'alternative proposée par le PS manquait d'ambition et ne les entraînerait pas au changement.
Les socialistes eux-mêmes doivent parfois se persuader aujourd'hui qu'il n'y a pas de fatalité. La régulation de l'économie, la redistribution juste des richesses, la promotion d'une société solidaire, l'amélioration de la condition de vie des pauvres et des classes moyennes, l'avenir d'une Europe sociale et politique, sont des objectifs que nous pouvons nous donner pour accomplir un dessein historiquement possible.
Le collectif NPS 91
Claire et Eric ASSERE (Saint-Cheron), Charles-Emmanuel BALLANGER (Brétigny-sur-Orge), Alain BETANT (Yerres), Maryvonne BOQUET (Dourdan), Anouar BRIKI (Brétigny-sur-Orge), Marion CARRE (Brétigny-sur-Orge), Raphaël et Fabrice CHAMBON (Yerres), Pierre FAYEMI (Dourdan), Catherine FONTVIEILLE (Dourdan), Béatrice GIAMPINO (Dourdan), Reynolds GUILLARD (Dourdan), Colette GUILLOPE (Palaiseau), Benoît HAMON (Brétigny-sur-Orge), Aurélie HENNEQUIN (Dourdan), David JACQUET (Massy), Yvan LUBRANESKI (Marcoussis), Thierry LYON (Massy), Francine et Jean-François NOEL (Massy), Claude PARMENTIER (Leuville-sur-orge), Stéphane POUSSIN (Dourdan), Gilles Richir (Brétigny-sur-Orge), Yves TAVERNIER (Dourdan), Chakir SAÏD (Massy), Elvire SCHMIT (Saint-Cheron), Brigitte ZINS (Dourdan)…
23:20 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nps, ps, essonne, politique, présidentielles 2007, communiqué, hamon
mercredi, 22 novembre 2006
Sans rire... par Benoît Hamon
Moi, quand je regarde la couleur des Présidents de Région de mon pays, j'ai honte. Sur 22 Présidents de Région en France métropolitaine, il y a 22 blancs.
Comme George Frêche, je pense qu'il faudrait mieux représenter la diversité. Pour cela je suggère que l'on se débarrasse de 3 ou 4 Présidents de Région pour permettre une représentation plus conforme à la diversité des cultures et des origines dans notre pays.
Et je me disais que Frêche, soucieux de peindre toutes les équipes aux couleurs exactes de la mosaïque française, pourrait être un excellent candidat à la retraite pour laisser la place à un élu de couleur noire.
13:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 15 novembre 2006
La directive "services" est votée. Communiqué de B. Hamon
Il y a quelques heures, accompagné de mes deux collègues, Béatrice Patrie et Bernadette Vergniaud, j'ai animé la conférence de presse de la délégation socialiste française à propos du vote en seconde lecture de la directive "Services". Ni mercredi noir, ni grand soir, voilà ce que l'on peut conclure au terme de plusieurs mois de débat. Ce texte aura été amputé de dispositions particulièrement néfastes comme le principe du pays d'origine ou la couverture du droit du travail. Malgré ces victoires, la le texte soumis à l'examen du Parlement en seconde lecture restait à nos yeux inacceptable (voir mon papier Bolkestein, épilogue imminent).
Quelques éléments d'explication :
La position commune du Conseil (Co-législateur) a affaibli le compromis du Parlement Européen en première lecture. En effet, le texte voté par le Parlement Européen en première lecture a été rendu plus ambigu par le Conseil, sur le droit du travail ou les services sociaux d'intérêt général notamment. Une première position de principe voulait que dés lors que nous nous étions opposés à un texte en première lecture, nous confirmions ce vote en seconde lecture notamment quand le texte qui nous était soumis était encore moins bon que le précédent. C'est pourquoi la délégation socialiste française a voté l'amendement de rejet de la directive, proposé par les groupes Verts et Communistes Européens.
Au delà, la méthode à laquelle le Parlement s'est plié nous embarrasse. En effet, le PPE s'est fait le relai d'un chantage du Conseil vis à vis du Parlement Européen. Ce dernier, en déclarant son compromis indépassable, a tout simplement demandé au Parlement Européen d'abdiquer son rôle en seconde lecture. La décision du PSE de se soumettre (pour des raisons d'affichage politique) à ce chantage nous a mis mal à l'aise. Le PSE a choisi de ne déposer aucun amendement en plénière lors de cette seconde lecture alors que lors de l'examen du texte en commission parlementaire, la rapporteure avait déposé, au nom du PSE, 11 amendements pour rétablir l'intégrité du texte voté en première lecture. Le PSE s'est finalement contenté d'une déclaration orale durant les débats du commissaire Mac Creevy, destinée à rassurer le Parlement sur l'interprétation des ambigüités nées du compromis trouvé par le Conseil. Ce n'est même pas le Conseil lui même qui, en tant que co-législateur, a fait cette déclaration; c'est la Commission Européenne. Résultat, celle ci n'a strictement aucune valeur à l'exception d'avoir eu le mérite de permettre que les socialistes européens s'effacent et ne déposent aucun amendement. Face à cette situation, la délégation socialiste française accompagnée de plusieurs parlementaires socialistes européens a réuni suffisamment de signatures pour déposer 3 amendements de clarification en plénière. Le PPE, les libéraux et une partie du PSE ont voté contre ces amendements.
Cet épisode crée un précédent désagréable car il installe le Parlement européen dans une situation de faiblesse vis à vis du Conseil.
La directive "Services" est maintenant définitivement adoptée. Il reviendra au prochain gouvernement de la transposer dans le droit français. Peut-être même à un gouvernement socialiste...
20:00 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 14 novembre 2006
3000 € tout de suite, sur un simple appel. Par Yvan Lubraneski
La publicité pour l'alcool ou le tabac est fortement réglementée depuis quelques années. La santé des français est la cause de cette réglementation. Approuvons.
Je me demande par contre s'il est convenable de laisser les organismes de crédit (notamment à la consommation) polluer les boîtes à lettres de courriers nominatifs révélant à leurs destinataires une source intarissable d'euros, et communiquer dans des publicités radio-télévisées assez équivoques et pour certaines scandaleuses quand on sait ce qui se cache derrière.
Ces sociétés prospèrent sur l'insécurité sociale d'un nombre croissant de français. Elles entrent en concurrence directe avec les banques, qui, elles, ne prêtent pas si facilement. Les personnels des banques s'en plaignent d'ailleurs de temps en temps, mais se ravisent bien vite - pas forcément devant leur clientèle - , les sociétés de crédit leur étant financièrement associées.
La pression continue sur le consommateur de la part de ces organismes doit être réglementée. Et c'est à l'Etat d'apporter une protection aux citoyens.
En effet, la question du crédit s'inscrit une fois de plus dans la vieille formule "c'est plus cher pour les pauvres". Formule d'avenir si l'on regarde notre société (machine à laver ou simple ampoule : plus chères quand elles sont plus économiques ; voiture plus écologique (hybride) : plus chère ... etc). Le crédit n'y échappe pas bien sûr et lorsqu'une publicité parle d'un taux de 3%, il est difficile de lire en 2 secondes la ligne de mots qui circule en bas à toute vitesse et qui précise bien sûr que ce taux augmente à mesure que vous empruntez moins d'argent.
Si l'Etat doit réglementer le démarchage de ces sociétés, il doit s'intéresser par ailleurs à occuper l'espace que ces dernières ont redoutablement investi.
Notre Projet Socialiste prévoit un Service Bancaire Universel de Base, dans ses mesures de lutte contre la pauvreté.
Réfléchissons aussi au rôle que l'Etat peut prendre dans la relation entre les citoyens en insécurité sociale* et les banques ou organismes de crédit (médiation, action sur les taux, action sur les tarifs).
A l'heure du micro-crédit, il faut envisager ce qu'on peut faire pour un foyer en situation financière critique qui n'a pour seule issue en fin de mois d'emprunter 500 € pour en rembourser par la suite 750...
*notion développée par Robert Castel ("L'insécurité sociale") et Eric Maurin ("Le ghetto français"), ouvrages parus dans la collection "La République des idées" (LE SEUIL). L'insécurité sociale rassemble au delà du seuil de pauvreté les couches de la société qui, à tout moment, peuvent basculer dans la pauvreté. Il s'agit par exemple de familles monoparentales à bas revenu, ou d'intérimaires des métiers du bâtiment, etc... Lire aussi Martin Hirsch dans "La nouvelle critique sociale" >> voir mon blog, catégorie "livres".
22:25 Publié dans Contributions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







